A la maraude

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La maraude, c’est une histoire de famille. Toute petite mes parents m’emmenaient dans les vieux vergers abandonnés et ont revenaient avec des seaux et des paniers pleins de pommes, de quetsches, de mirabelles, de mures, de noix…En grandissant, j’ai continué avec ma mère et on a commencé a s’intéresser aux plantes sauvages. Mais bon, la c’est de la cueillette, le plaisir n’est pas le même 😉

Aujourd’hui c’est avec mon fils que je pars à la maraude, et pour le coup avec lui qui adore manger et qui a de grosses tendances frugivore, c’est un vrai plaisir. Il faut juste accepter l’idée que peut être tout sera engloutit sur place mais ça, grappiller et manger sur place, ça vaut de l’or.

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On a commencé par des gouters gourmands dans des vergers repérés pendant les balades Pour le coup j’ai la chance d’avoir toujours habité des lieux bien fournis en vergers oublié. Pommiers, poirier, prunier, mirabelliers mais aussi, figuiers, abricotiers, pêchers…Maintenant qu’il est plus grand, on part en balade avec pour objectif le maraudage, et c’est pratique d’avoir un petit a mettre sur ses épaules pour attraper les branches trop hautes!

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Si vous ne l’avez jamais fait, je ne peux que vous inviter à tenter l’aventure mais pour ça quelques conseils et règles a suivre pour une bonne maraude:

  • on ne s’aventure que dans des lieux à l’abandon, facile à repérer: vieux arbres couverts de lichens, nombreuses branches mortes, herbes hautes, fruits piqués ou tachés. Ces lieux sont généralement grands ouverts, s’il y a des grillages, des barrières, des portails, on passe notre chemin.
  • on prends soin des arbres. Trop souvent on retrouve sur les arbres des branches arrachés. Pas besoin de tirer sur les branches, il suffit de les attraper et de les secouer, ce qui est mûr tombe tout seul. Pour ramasser les fruits plus facilement on peut poser un drap au sol sous le houppier. On peut aussi s’aider d’une branche cassée pour taper les charpentières et faire dégringoler les fruits. Mais toujours avec délicatesse.
  • On en laisse pour les autres, et par là j’entends aussi bien les autres maraudeurs et promeneurs que les animaux sauvages.  D’ailleurs mes plus belles rencontres ont toujours eu lieu dans ces endroits. Pas plus tard qu’hier je tombais nez à nez avec un jeune cerf.
  • On prend  ce que l’on est sûr de consommer. On grapille, on grapille mais ça veut aussi dire aussi du travail derrière à nettoyer, ouvrir, éventuellement cuire etc…Mieux vaut y retourner que gaspiller.
  • On s’équipe. Les ronces, les orties, les tiques sont à la fête, donc on se protège, pantalon, bottes ou chaussures hautes, éventuellement des gants. Et pus on prévoit aussi un petit sac ou n’importe quoi qui fera office de poubelle, parce que bien sûr, en partant le verger doit se trouver dans le même état qu’avant notre venue.

Je pense n’avoir rien oublié, l’essentiel est dit alors c’est parti!

En ce moment on trouve:

  • des mirabelles
  • des noisettes fraiches
  • des mures
  • du sureau

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et bientôt , d’ici septembre:

  • des quetsches
  • du raison
  • des noix
  • des figues

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