Des guirlandes pour les oiseaux

L’Arbre à Noyaux est partenaire de l’association Bienveillance en Famille pour des ateliers saisonniers.  Pour le premier de l’année, et malgré une météo plus automnale qu’hivernale, nous avons proposé un atelier sur le nourrissage des oiseaux. Un atelier comme toujours basé sur l’esthétique, faire des guirlandes jolies pour habiller les arbres tout en aidant les oiseaux à se nourrir.

 

Malgré la pluie et les virus en tout genre, 8 familles nous ont retrouvé autour de l’étang de la ballastière. Avant d’aller observer les cygnes, les canards et les oies d’Egypte, nous avons discuté des oiseaux que l’on voit habituellement dans nos jardins et ce qu’on leur donne à manger. img_8742 img_8744 img_8748

L’occasion de rappeler que le pain n’est bon pour aucun animal, en particulier pour les canards et cygnes.

 

Alors que peut on donner aux oiseaux? Des oléagineux, riches en lipides et en protéines, des fruits frais ou trop mûrs, des graines et bien sûr, ce que l’on trouve dans leur environnement direct comme des baies ou des herbes pour les oiseaux aquatiques.

C’est le moment de lancer la chasse aux baies. En fin d’hiver, on trouve majoritairement des baies de lierre. Mais toutes les baies que l’on trouve sont bonnes pour eux.

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Retour au chaud et au sec. c’est le moment du gouter et de réaliser nos guirlandes nourricières.

Pour cela il vous faut: de la ficelle, des ciseaux, et de la nourriture. Ici nous avons donc des baies de lierre, des cacahuètes et des pommes.

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Pour les cacahuètes et autres fruits à coques, le mieux est de briser légèrement la coque pour aider les oiseaux.

C’est prêt, il n’y a plus qu’à accrocher et à observer!

img_8758 16864652_10212146403921245_296044656159086492_n 16864816_10212146403681239_7610972051083485349_nMerci Rose et Tereza pour vos photos!

Le gouter de noel de l’Arbre a Noyaux

Avec un peu beaucoup de retard, voici enfin le retour sur le gouter de Noël de décembre. Une sorte d’auberge espagnole d’activités pour aborder Noël sous le signe du partage et de l’échange. Tout le monde est venu avec un petit atelier sous le bras à mener tous ensemble.

De la décoration de biscuits de Noel. On tartine à tout va de la glaciation (comprendre glaçage) colorée, ou non ,de façon naturelle ou on essaie de faire des dessins.

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Du dessin sur un reste de papier peint peu ordinaire, on occupe les encadrements en réalisant des portraits ou on fait de l’abstrait avec des feutres de couleurs métallisées, Noel oblige!

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Des cartes et des étoiles de Noel en 3d, on découpe, on plie, on emboite, on colle, on s’en mets partout et on en profite pour écrire un petit mot. Une des propositions qui a eu beaucoup de succès!

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Et pour le gouter….confection de manalas! Autant dire qu’on a été gâté!

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Merci à tout ceux qui ont participé pour ce beau moment de partage!

Un Noel Nature

Noel approche et il est temps de se plonger dans les préparatifs! Pour être plus à l’aise et mettre son énergie au service de la créativité les ateliers ont eu lieu en intérieur, une fois n’est pas coutume!

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Au programme: des étoiles à suspendre, des lutins de pomme de pin, des sapin de branches étoilés ou à grelots et des photophores! Une couronne de l’avent à même pris forme, à renfort de branche de sapin et rondelle de bois, prête à recevoir des bougies.

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Des petites mains à celles des mamans, tout le monde a donné forme ou vie à des petites choses pour la maison ou le sapin. L’imagination a fusé, les pommes de pin tarabiscottées se sont trouvés munies de ski, faisant apparaitre des lutins cascadeurs, ailleurs il sont pris des airs d’insectes ou  japonisants.

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Les touts petits n’ont pas été en reste et ont eu l’occasion de faire travailler leur sens.

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Je ne vous parle pas des gouters gargantuesque, gâteau au chocolat, pain d’épice, petits biscuits de noël, raisin etc…Des ateliers bien agréables avec un véritable air de fête!

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Oh…où sont passés les gâteaux?????

 

 

Totems!

Aujourd’hui nous avons passé un après midi au jardin à fabriquer des totems. Comme les mats totémique des amérindiens, nous avons utilisé de vrais branches, bien que non plantées dans le sol) issues du noisetier du jardin.

Sculptés, peints, tissés, gravés, tout les technique ont été utilisées. Contrairement au dernier atelier, les enfants se sont prêtés au jeu avant d’aller escalader le vieux tronc ou s’inventer des histoires armées des cannes à pêches à rubans.

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La cabane en osier a été prise d’assaut et a servi de repère à des armuriers en pleine réalisation de lances et de flèches.

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Les petits cassent des noisettes.

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Et ailleurs la peinture devient body-painting, et on en profite pour laisser des empreintes.

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Les enfants comme les adultes essaient et se laissent prendre. A la fin, les enfants jouent, et les parents s’amusent. On découvre des techniques, et des sensations nouvelles aussi.

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Malgré le soleil le froid commence à se faire sentir. Ça tombe bien, les totems sont finis. On papote un peu autour d’une tisane et d’un bout de gâteau et surtout on profite de la cabane qui sert à exposer les mats en cours de séchage.

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C’est l’automne!

L’automne est là avec encore un petit air d’été. Ciel bleu et soleil au rendez vous, la météo parfaite pour préparer l’automne.

Comme d’habitude, rien de bien particulier. Mais la conscience du changement de saison, du temps qui passe fait de plus en plus sens, alors on a d’avantage insisté sur ce qui caractérise cette saison.

Au programme de la journée: balade, récolte, création, cuisine, dégustation et lecture!

Pas de table des saisons chez nous c’est toute la maison qui se pare des couleurs de l’automne.

On commence la balade par ce petit coin qu’on appelle « les richesses », c’est le coin des potagers, des sources et des vergers abandonnés. On va glaner quelques quetsches chez les ânes. Voici Lilou, qui est née il y  a quelques semaines.

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Le village regorge de vigne, alors on en profite, ça fait des semaines que le Petit Chou lorgne sur les grappes, ça y est il est enfin mûr, le signe d’un automne fait d’abondance??img_0412A force de ramasser des branches, il me vient une idée. Fabriquer non pas une roue des saisons mais un cadre naturel. A chaque saison, on en décorera un quart. Je le laisse faire sa récolte, et on improvisera. img_0406Pour le gouter, on mets la main à la pâte et on réfléchit a ce qui nous fait penser à l’automne.    Cuisine créative… dsc_0176dsc_0174Soyons honnêtes, on a travaillé en binôme! Il  a préparé la pâte à biscuits, la étalé, et a façonné la tête des escargots, il a tracé  la nervure principale des feuilles.dsc_0188Création du petit chou inspiré du livre « la super fête des gommettes »dsc_0202Création de la maman 😉1 Après le gouter, on bricole et on représente l’automne avec les éléments rapportés: Vigne vierge, samares et cônes de sequoia. J’accroche, mais c’est lui qui détermine les emplacements.dsc_0170 dsc_0172   On installe nos élémentsdsc_0205 DSC_0785 Pour fabriquer des lutins ou des animaux à partir d’éléments de nature, c’est par ici!DSC_0779On réorganise notre collection de nature, sous forme de cabinet de curiosité: nid d’oiseau, lichen, plume de faisan, pomme de pin, noisetier de byzance,cône d’épicea, liane…

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Et notre collection de plumes qui s’agrandit chaque jour en attendant de prendre vie sous une autre forme.dsc_0206 On fabrique des suspensions avec des lichens fruticuleux, celui qui se présente sous forme de bouquets sur les branches.Sur le coté c’est une petite fée de Fuchsia 🙂dsc_0208Et nos pommes de pin encore: cône d’araucaria dsc_0214 Cone de pindsc_0219 Cones d’épicea et de sequoias, bogues de marronier.dsc_0220Comme on a peu d ‘occasion de faire la fête, on en profite jusqu’au bout et le soir c’est un repas amélioré, avec de la belle vaisselle et du jus de pomme. En dessert pomme glanée au four bien sûr!Ma petite gourmandise d’automne à moi, a été de faire des feuilles en chocolat. j’ai toujours eu envie d’en faire et c’est assez simple à réaliser mais c’est très fragile!dsc_0255 pomme au fourPour les feuilles en chocolat il vous faut:

du chocolatdsc_0222 Des feuilles, de préférence assez rigides et lavéesdsc_0221 On trempe le pinceau dans le chocolat fondudsc_0226Et on enduit la feuille, que l’on mets ensuite au congélateur un bon quart d’heure. On peut repasser une deuxième couche si la première est trop fine. dsc_0224Et voilà! dsc_0250 dsc_0253

 

Et avant d’aller au lit, on positionne la roue des saisons sur l’automne et on lit quelques livres.

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Maintenant que tu sais de Anne Crausaz
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le livre des saisons de Susanne Rotraut Berner

Bel automne à tous!

Créatures d’automne

L’été est encore là mais on sent déjà poindre l’automne. Pendant nos balades, on ramasse des marrons dans leur bogue, des fleurs fanées et des pommes de pin. Les feuilles commencent à tomber et à changer de couleur.

Nos promenades qui étaient jusqu’à maintenant gourmandes nous font entrer dans l’imaginaire alors une fois rentré, on donne vie à nos trésors récoltés.

 

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-Maman hérisson et son petit

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Il vous faut:

-deux bogues de marrons. On récupère la moitié qui présente une ouverture au milieu.

-des graines pour les yeux (ici des graines de buis)

-de la pâte autodurcissante

-des boites de conserve, des rubans, du papier, des feuilles etc…pour les abriter

On façonne le hérisson dans la bogue en allongeant l’extrémité pour le museau, on place les graines de part et d’autres. On ajoute des pattes et le tour est joué. Il n’y a plus qu’à leur trouver un petit nom.

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Pour la maison, on découpe une bande de papier que l’on encolle et avec lequel on entoure la boite.  On pose ensuite un ruban que l’on attache à une branche, une tringle, un clou….

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Et on recommence autant de fois que l’on veut!

L’elfe de l’automne.

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Il vous faut:

-Un calice pour le chapeau (plus résistant qu’une fleur même séchée)

-des fleurs, des feuilles

-de la pâte autodurcissante

-des graines pour les yeux (toujours du buis )

-des boites de conserve, des rubans, du papier, des feuilles etc…pour l’installer

On façonne l’elfe à partir d’un seul bloc que l’on modèle, sinon il casse, en partant de la tête. Pour les oreilles on réalise une entaille sur le coté de la tête et on étire en pointe la pate.

On lui pose son chapeau, ses yeux et les fleurs dans la main.

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Il ne reste qu’a le vêtir. Ici le petit chou a choisi une chute de tissu, mais on peut utiliser de la mousse, des pétales, des plumes…

 

Voilà! l’elfe a rejoint les hérissons et le tableau pourra s’étoffer au fur et à mesure de l’avancée de l’automne!

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Tissage végétal

On ne se croirait pas du tout la veille de la rentrée. Il fait beau, pleins de mamans ( et une grand-mère!) sont assises autour de la table envahie par les feuilles, les fleurs, les bouts d’écorce et les pelotes de laine et papotent tranquillement, parfois un bébé au sein ou dans le dos.

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Normalement, c’est un atelier parents-enfants mais les enfants eux ne sont pas là! Ils sont dans le noisetier, dans la cabane en osier, se sont transformés en chevaliers, un seau sur la tête. Ils jouent aux kaplas géants et parfois, viennent voir ce que l’on fait, ou grignoter quelque chose.

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C’est la veille de la rentrée et les mamans tissent avec légèreté et beaucoup d’inspiration.

On a profité de la balade jusqu’au jardin pour collecter, des branches, des feuilles, des tiges, et tout matériaux qui nous fait de l’œil et nous inspirent.

Une fois bien installée, on passe aux choses sérieuses.

Etape 1: on réalise le cadre. Pas besoin de branches bien droites, pas besoin de se mettre à l’équerre ou d’avoir des branches d’épaisseurs égales. Il n’est d’ailleurs pas nécessairement utile de faire un cadre carré ou rectangulaire, on peut faire un triangle, utiliser une fourche ou un cercle!

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Il suffit de se laisser guider par le végétal que l’on a dans les mains 🙂

Etape 2: on prépare la trame, avec du fil, de la ficelle, du nylon, de la laine…de la liane dont on a enlevé les feuilles? On la fait très espacée ou au contraire très serrée, mais dans tous les cas, la trame doit être bien tendue!

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Etape 3: on tisse! Dessus/dessous/dessus, on glisse les brins d’herbe, les brindilles. On ajuste, on resserre, on coupe ce qui dépasse ou au contraire on laisse.  On fait un tissage dense ou très aérien, comme un tableau. Monochrome ou fleuri!

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Etape 4: On accroche!

Le tissage réalisé tiendra 15 jours environ en fonction de l’exposition et des végétaux choisis.

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On peut aussi tisser sur des métiers en bois ou en carton, plus solide mais au rendu très différent. On peut par exemple réaliser un tissage très dense qui une fois sortie du étier, pourra servir de cache pot, photophore, set de table…..

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Ou alors on peut utiliser les arbres comme support, en installant une trame entre les branches. Une vraie parure végétale!

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Se déguiser: 6 idées d’inspiration éphémère

Les jouets, ça traine, ça s’entasse, ça s’oublie….oui mais et les jouets éphémères alors? Ceux que l’on trouve au détour d’une rue, dans un parc au pied d’un arbre? ils ne sont pas faits pour durer et c’est tant mieux parce que si on les ramène à la maison, comme les autres, on les oublie. Du coup chez nous tout devient éphémère, y compris les déguisements.

Aujourd’hui je vous propose 6 idées de déguisements , à réaliser en 5 minutes maximum.  Il n’y a besoin de rien!

Deux feuilles de fougères ou autres grandes feuilles, glabres ou velues, peu importe. Pourquoi même de la plante d’intérieure, ou exotique comme du bananier.

Deux bouts de ficelles  pour attacher les feuilles ensemble et passer autour des épaules,et voilà des ailes pour voler aux cotés des martins pêcheurs, des rapaces, ou des fées.

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Des fleurs toutes simples et des lianes de clématite et voilà une  une traine de nymphe ou de mariée. On réalise une couronne de fleurs et on y glisse de longues lianes.

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Des feuilles d’iris, d’hémérocalles ou de grandes graminées, ligaturés avec une feuille et coincés dans le pantalon pour se pavaner comme un coq!

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On coupe, on effeuille de la  fougère et voilà des moustaches. Fashion!

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Des feuilles mortes ou non, des pommes de pins et autres trésors que l’on pique dans de la liane entortillée pour une couronne de roi de la foret,

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Une feuille d’iris, des plumes, des feuilles, bref ce que l’on trouve, enroulés autour de la tête et agrafés avec un bout de bois pour un jouer aux indiens ou pour un costume années 30 😉

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A vous de jouer!

A la maraude

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La maraude, c’est une histoire de famille. Toute petite mes parents m’emmenaient dans les vieux vergers abandonnés et ont revenaient avec des seaux et des paniers pleins de pommes, de quetsches, de mirabelles, de mures, de noix…En grandissant, j’ai continué avec ma mère et on a commencé a s’intéresser aux plantes sauvages. Mais bon, la c’est de la cueillette, le plaisir n’est pas le même 😉

Aujourd’hui c’est avec mon fils que je pars à la maraude, et pour le coup avec lui qui adore manger et qui a de grosses tendances frugivore, c’est un vrai plaisir. Il faut juste accepter l’idée que peut être tout sera engloutit sur place mais ça, grappiller et manger sur place, ça vaut de l’or.

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On a commencé par des gouters gourmands dans des vergers repérés pendant les balades Pour le coup j’ai la chance d’avoir toujours habité des lieux bien fournis en vergers oublié. Pommiers, poirier, prunier, mirabelliers mais aussi, figuiers, abricotiers, pêchers…Maintenant qu’il est plus grand, on part en balade avec pour objectif le maraudage, et c’est pratique d’avoir un petit a mettre sur ses épaules pour attraper les branches trop hautes!

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Si vous ne l’avez jamais fait, je ne peux que vous inviter à tenter l’aventure mais pour ça quelques conseils et règles a suivre pour une bonne maraude:

  • on ne s’aventure que dans des lieux à l’abandon, facile à repérer: vieux arbres couverts de lichens, nombreuses branches mortes, herbes hautes, fruits piqués ou tachés. Ces lieux sont généralement grands ouverts, s’il y a des grillages, des barrières, des portails, on passe notre chemin.
  • on prends soin des arbres. Trop souvent on retrouve sur les arbres des branches arrachés. Pas besoin de tirer sur les branches, il suffit de les attraper et de les secouer, ce qui est mûr tombe tout seul. Pour ramasser les fruits plus facilement on peut poser un drap au sol sous le houppier. On peut aussi s’aider d’une branche cassée pour taper les charpentières et faire dégringoler les fruits. Mais toujours avec délicatesse.
  • On en laisse pour les autres, et par là j’entends aussi bien les autres maraudeurs et promeneurs que les animaux sauvages.  D’ailleurs mes plus belles rencontres ont toujours eu lieu dans ces endroits. Pas plus tard qu’hier je tombais nez à nez avec un jeune cerf.
  • On prend  ce que l’on est sûr de consommer. On grapille, on grapille mais ça veut aussi dire aussi du travail derrière à nettoyer, ouvrir, éventuellement cuire etc…Mieux vaut y retourner que gaspiller.
  • On s’équipe. Les ronces, les orties, les tiques sont à la fête, donc on se protège, pantalon, bottes ou chaussures hautes, éventuellement des gants. Et pus on prévoit aussi un petit sac ou n’importe quoi qui fera office de poubelle, parce que bien sûr, en partant le verger doit se trouver dans le même état qu’avant notre venue.

Je pense n’avoir rien oublié, l’essentiel est dit alors c’est parti!

En ce moment on trouve:

  • des mirabelles
  • des noisettes fraiches
  • des mures
  • du sureau

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et bientôt , d’ici septembre:

  • des quetsches
  • du raison
  • des noix
  • des figues

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Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

Idée reçue n°6: les feuilles ressemblent à ça

Commençons par une petit précision botanique, le plus souvent il ne s’agit pas d’une feuille, mais d’une foliole.

 L'ensemble de ce que l'on voit ci dessus forme la feuille, composée de 11 folioles.

L’ensemble de ce que l’on voit ci dessus forme la feuille, composée de 11 folioles.

La feuille qui se ressemble le moins est celle du conifère. Les conifères sont les plus vieux arbres du monde. Ils ont du faire face à beaucoup de phénomènes d’adaptation tel que sécheresse, vent, grand froid…du coup, ils ont modifié leurs feuilles en écailles ou en aiguilles.

photo1: aiguilles de pin, photo2: aiguilles de sapin, photo3: écailles de thuyaphoto1: aiguilles de pin, photo2: aiguilles de sapin, photo3: écailles de thuyaphoto1: aiguilles de pin, photo2: aiguilles de sapin, photo3: écailles de thuya

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Le conifère le plus surprenant en terme d’évolution du feuillage est le Gingko biloba. Le gingko est une espèce dite fossile, il est le seul et dernier représentant de son genre, apparu il y a plus de….270 millions d’années!

Sa particularité est liée à sa nervation (nervation dichotomique), qui dessine des ramifications sur la feuille comme s’ il s’agissait d’aiguilles qui s’étaient soudées. Deux nervures partent de la base et se divisent a plusieurs reprises. En fait on peut imaginer que la feuille se constituait de lanières qui se sont soudées au fil de temps avec des tissus favorisant la photosynthèse.

Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

Ruscus aculeatus, le fragon petit houx est exceptionnel aussi dans son genre. Ses feuilles sont en réalités des tiges aplaties, ce qui donnent l’impression que les fleurs et fruits poussent a même les feuilles. Les feuilles sont les épines situées à l’extrémité des feuilles-tiges (cladodes) et ne peuvent pas assurer la photosynthèse, d’où le développement des tiges!

On retrouve les mêmes spécificités chez les cactées!

Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)
Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

En intérieur, on peut observer le feuillage sphérique de Senecio rowleyanus. Ses feuilles forment des billes de 3 à 5mm de diamètre. Cette plante fait partie des succulentes, des feuilles capable de faire des réserves en eau dans leur feuille pour supporter les longues sécheresse.

Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)
Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

Tolmiea menziessii, appelée La poule et les poussins par les allemands! Cette plante à la particularité de se multiplier par stolons fixés sur le limbe des feuilles, donnant l’impression que les feuilles poussent l’une sur l’autre.

Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

Idée reçue n°7: les plantes ne bougent pas

Les plantes sont enracinées au sol et de ce fait ne peuvent pas se déplacer. Si l’emplacement ne leur convient pas, elles ne peuvent qu’attendre de disséminer leurs graines pour se développer ailleurs.

Pourtant, certaines plantes sont capables de se mouvoir. non pas pour parcourir plusieurs mètres mais au moins pour améliorer leur condition de vie.

C’est par exemple le cas de Desmodium gyrans, une plante dite sensitive dont on peut percevoir les mouvements à l’oeil nu. On dit qu’elle danse tellement les mouvements sont importants. Cette plante qui chez nous se cultive en intérieur réagit aux vibrations et à la lumière.

Mimosa pudica est également bien connue pour sa réactivité. Cette plante a développé un stratagème qui lui permet de ne pas se faire manger: au moindre contact, elle replie ses feuilles et prend l’allure d’une plante fanée.

Attention toutefois à ne pas trop abuser de ces capacités. La plante consomme beaucoup d’énergie pour mettre en œuvre ce stratagème, répéter le geste en viendrait à l’épuiser.

Idée reçue n°8: les plantes poussent sur le sol.

Et d’autres poussent dans les airs, sur les arbres. On les dit epiphytes. On pense tout de suite aux plantes tropicales type orchidées, tillandsia, corne d’élan….qui sont des plantes particulièrement surprenantes. Elles ont développé des mécanismes particulier leur permettant de capter l’humidité de l’atmosphère tels que la pilosité, la disposition des feuilles en entonnoir, voile absorbant sur les racines….

Plus local, on observe le même phénomène avec le gui (plante parasite) et avec les mousses, lichens, fougères de nos forêts.

Les orchidées que l’on achète n’ont donc absolument pas besoin de leur pot, il ne sert qu’à les faire tenir debout! c’est l’occasion de tenter de reconstituer l’environnement naturel de ces plantes dans nos maisons.

Ananas sauvage, orchidées, tillandsia et bromeliacées, mousses et fougère sur un érable
Ananas sauvage, orchidées, tillandsia et bromeliacées, mousses et fougère sur un érable
Ananas sauvage, orchidées, tillandsia et bromeliacées, mousses et fougère sur un érable
Ananas sauvage, orchidées, tillandsia et bromeliacées, mousses et fougère sur un érable

Ananas sauvage, orchidées, tillandsia et bromeliacées, mousses et fougère sur un érable

Idée reçue n°9: les racines sont dans le sol

On vient de le voir, certaines plantes poussent dans les airs, leurs racines ne sont donc pas cachées dans le sol.

Mais il existe d’autres plantes dont les racines forment des cathédrales ou d’étranges sculptures. Racines aériennes, racines échasses, pneumatophores..ces étrangetés concernent aussi bien des espèces locales que des plantes tropicales.

Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

La première qui nous vient spontanément en tête c’est le palétuvier, présent dans les mangroves. Ce système d’échasse permet aux arbres de vivre sur « pilotis » et de ne pas être noyé dans l’eau salée des mangroves.

Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

Un autre spécimen sur échasse:

Le figuier étrangleur, il ne s’agit pas d’un Ficus particulier mais d’une dénomination générale pour beaucoup de Ficus. Le Ficus s’enroule autour d’un arbre jusqu’à le remplacer complètement formant une véritable cathédrale en dentelle. Le lierre agit avec beaucoup de similitudes à la différence près qu’il n’étrangle pas l’arbre-support, il participe au contraire à sa santé par l’écosystème qu’il permet de développer.

Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)
Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)
Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

Chez nous, notamment au jardin botanique de Montigny les Metz, on peut observer les pneumatophores du Cypres chauve. Ces excroissances permettent d’apporter de l’oxygène et d’améliorer l’ancrage des sujets en milieu marécageux.

Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)
Un jardin pédagogique contre les idées reçues (partie 2)

Idée reçue n°10: les plantes se reproduisent par les fleurs.

C’est le mode de reproduction le plus courant et le d’ailleurs le premier thème de reproduction végétal abordé à l’école.

La floraison est parfois insignifiante ou passe inaperçue comme chez les erables par exemple.

noisetier et erable plane en fleurnoisetier et erable plane en fleur

noisetier et erable plane en fleur

Ces floraisons ont lieu à cycle régulier, ce qui perpétue la propagation des espèces. Pourtant, il existe une plante qui ne fleurit pas. une plante très à la mode actuellement. Dire qu’elle ne fleurit pas est une erreur, en réalité elle va fleurir une seule fois dans sa vie et sa floraison initie sa mort. Il s’agit du bambou. Si quelques bourgeons fleurissent, rien à craindre mais si la totalité fleurit et que les chaumes perdent leurs feuilles c’est mauvais signe. Il est dit que lorsqu’un bambou fleurit tous les bambous de la même espèce partout dans le monde fleurissent en même temps.

Certains bambous ont une floraison cyclique (tous les 30 ou 100 ans) d’autres n’ont pas de rythme et les raisons qui induisent la floraison est totalement inconnue.

fleur et fruit
fleur et fruit

fleur et fruit

Pour se développer les plantes ont recours a une reproduction asexuée. Elle aura lieu de différentes manières en fonction des espèces: stolons, spores, rhizomes, bulbilles, tubercules…

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Stolons de fraises, spores de fougère, rhizome d'iris, rhizome de bambou, tubercule de pomme de terre, bulbilles d'alliumStolons de fraises, spores de fougère, rhizome d'iris, rhizome de bambou, tubercule de pomme de terre, bulbilles d'allium
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