Il suffit d’un brin d’herbe!

On a tendance à aimer les pelouses bien tondues et pourtant l’herbe haute y compris celle de nos jardins est extrêmement riche tant au niveau de la biodiversité que des possibilités de jeux.

Pour vous convaincre de laisser chez vous un coin non tondu ou de profiter des espaces naturels, voici quelques idées de jouets buissonniers. Fétuque, ray-grass, dactyle et même chiendent, tout est bon pour créer et s’amuser.

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Pour les amateurs de bijoux éphémères, un bracelet tressé!

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On sélectionne une graminée aux feuilles assez longues et larges et on prélève 2 feuilles.

On les superpose en croix et on replie l’extrémité du dessous pour la ramener entre les deux moitiés du haut.

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On se retrouve donc avec deux morceaux de feuilles a gauche et deux à droite. On va maintenant rabattre la feuille tout à gauche entre les deux de droite en passant sous la première du coté droit. On recommence avec celle qui est tout a gauche et ainsi de suite.

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Si nos feuilles sont bien longues, on pourra faire un tour de poignet complet, sinon il faudra le prolonger comme sur la photo en glissant un brin d’herbe à nouer.

Pour terminer, il suffit de replier et de coincer les extrémités sur l’envers du tissage.

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Un petit bateau à voile

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On choisit des graminées, peu importe la longueur de la feuille. Si elle est très large, on la replie en deux.

On plie l’extrémité de la feuille et on l’enroule sur elle même. Quand le brin est fini, on peut en ajouter un deuxième, un troisième…jusqu’à obtention de la taille désirée.

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Avec une nouvelle feuille, on va maintenir le tout et former la voile.

 

Au centre du bateau on glisse une tige avec une feuille coupée. Si on la laisse entière elle va déséquilibré l’embarcation. On va alors maintenir le mat et le reste du bateau en enroulant une feuille autour. On commence par en dessous , on passe au dessus , d’un coté du mat, puis de l’autre. Pour finir, on glisse l’extrémité dans les boucles formées en dessous.

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C’est partie pour faire la course!

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Un moulin à vent!

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Très facile à faire et qui plait à tous les coups! On repère une tige bien ronde et un peu épaisse. Pour ça, le chien dent est parfait. On mets de coté une feuille assez plate et rigide et on coupe un tronçon de tige.

 

On fait une première entaille ( à la main ou au couteau) vers le centre, puis une deuxième en tournant le brin de 90° environ.

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On coupe notre feuille en deux puis on glisse un brin dans chaque entaille. Plus les feuilles sont longues, moins ça marche. Les deux feuilles doivent former une croix.

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Pour jouer, on glisse la tige entre nous doigts, sans la serrer et on souffle, ça tourne! On peut aussi le faire sous un filet d’eau.

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Une pirogue.

Mon fils aime jouer dans l’eau vous l’aurez compris donc chez nous tout est bon à la construction d’embarcation. Voici donc un autre type de bateau un peu plus « poétique » et que l’on peut charger!

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Pour ça on va prendre une feuille de graminée mais ça peut fonctionner aussi avec du plantain lancéolé, une feuille d’iris ou n’importe quelle plante à feuillage assez souple et long.

On coupe la pointe et on replie la feuille comme un bracelet.

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DSC_0289Sur une extrémité on déchire la feuille en deux endroits pour la couper en 3 morceaux. On fait la même chose de l’autre coté.

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Maintenant on soulève la languette du milieu et on enfile les deux autres l’une dans l’autre. On répète l’opération de l’autre coté et voilà.

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Plus qu’à mettre à l’eau et à charger!

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Des nattes!

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L’utilisation de jeu la plus spontanée du brin d’herbe reste la tresse. On peut juste tresser pour le plaisir de laisser une marque dans la nature ou pour préparer les nattes d’une poupée ou d’une fée.

Des fées en herbe.

Cette idée n’est pas nouvelle mais je la remets ici tout de même.

Repérer une belle touffe d’herbe et prélever de nombreux brins. Séparer le bouquet en 2 et former une croix. On replie en deux chaque bouquet et on ligature avec une cordelette ou un autre brin pour façonner une tête.
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Pour former les ailes, on va couper ou récupérer une fine branche souple dont on replie les extrémités vers le centre.
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On ligature et on fixe au corps de la poupée avec du fil.
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Il ne reste plus qu’à ajouter une couronne, un chapeau de fleurs, une collerette, décorer la robe… pour donner vie à vos fées!
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Le pissenlit, une plante plein de ressources: Des idées pour jouer!

Le pissenlit, cette petite plante a fleurs jaunes indésirées dans nos jardins et traquées sans limite est une plante dotée de plein de charme!

Le premier? on la trouve partout et facilement qu’on soit en ville ou à la campagne. On peut en profiter du printemps à l’hiver.

Le deuxième on peut tout le temps l’exploiter, peu importe son stade de développement.

Le troisième: on peut tout faire avec! Cuisine, jeu, peinture….

Le quatrième: ça tige est souple et creuse

…on peut continuer comme ça longtemps! Du coup chez nous c’est une plante de prédilection. Voici 7 idées de petites choses à faire avec cette mauvaise herbe!

On en fait des bouquets, bien sur on souffle sur les graines pour faire s’envoler les aigrettes. Mais on fait aussi des couronnes de fleurs. C’est beaucoup plus solide que la couronne de pâquerette et moins difficile à faire avec nos gros doigts ;-)puisqu’on ne perce pas de tige, on tresse! cette technique est valable avec la majorité des fleurs pourvu qu’elles aient la tige assez longue.

D’ailleurs ça m’a fait plaisir,  pour une fois il y avait plein d’enfants dehors et certains sont venus voir ce que l’on faisait. L’un d’eux un garçon déjà bien grand genre pré-ado m’a dit « oh madame, c’est beau! » 🙂

 

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La technique en image: il faut juste prendre des tiges assez longues. Pour fermer, il suffit d’enfiler les tiges dans les boucles formées au départ.

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Les têtes dépourvues de tige deviennent des danseuses en tutu ou des fées. Deux pissenlits dont un bouton, deux  brindilles,  une longue qui passe dans les deux fleurs, l’autre plus petite qui est juste piquée dans le « tutu » , Un brin d’herbe que l’on noue délicatement entre les deux fleurs, et le tour est joué!

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La tige, sans sa tête, toute creuse est une paille parfaite pour souffler sur l’eau ou dans l’eau! ou sur n’importe quoi d’autre, pourquoi pas de la peinture?

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Les plus longues tiges peuvent se transformer en bracelet ou collier. Deux techniques:

 

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– glisser un petit élément sur une tige assez longue et emboiter les deux extrémités

– tresser deux pissenlit comme pour une couronne et emboiter les deux tiges.

 

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A la maison le pissenlit fait aussi un très bon pinceau, il laisse une empreinte façon feu d’artifice.

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Sa fleur ou ses aigrettes peuvent être emprisonnés dans de la résine pour rejoindre un cabinet de curiosité. La photo n’est pas de moi, vous trouverez un tuto ici. Ne faites pas comme moi, n’oubliez pas d’enduire votre moule de vaseline au risque de ne pas pouvoir démouler proprement votre résine…

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Et dans la cuisine…le pissenlit se transforme en une fabuleuse gelée, la cramaillotte, le miel de pissenlit. C’est en le goutant qu’on se demande pourquoi on la déteste autant cette fleur jaune…

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moment bucolique

Le printemps se voit partout, aussi bien dans les envies d’évasion des enfants que dans les prairies alors on en  profite à fond.

Activité bucolique par excellence, on cueille des pâquerettes pour en faire des couronnes et des guirlandes.  On apprend à aller chercher la tige le plus près du sol et à enfiler les têtes sur la tige comme on enfile des perles mais avec beaucoup plus de délicatesse!

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La fragilité de ses ornements printaniers n’empêche pas les roulades et autres galipettes. Après tant d’efforts on se repose dans l’herbe et on profite des fleurs de façon très sensorielles. La guirlande de pâquerettes caresse délicatement; comme la queue d’un chat, les yeux se ferment et on apprécie les caresses pendant un long moment.La jonquille chatouille, et les pétales de pissenlit tombent en pluie sur le visage, ils rentrent dans les narines, essaient de se glisser dans la bouche, s’accrochent dans les cheveux. C’est drôle, et on en redemande. Les yeux restent fermés et on essaye de deviner quelles fleurs nous caressent.

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Et puis on construit des nids (encore) et des couronnes fleuries, on collecte toutes les fleurs qu’on trouve, on les nomme, on les sent.

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On observe quelques curiosités comme la pâquerette qui se ferme à la fin de journée ou en cas de pluie.

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Et comme chaque fois, rituel de nos sorties, on mets à  l’eau des bateaux.

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Il faut peu de choses au final pour passer du bon temps! juste un coin d’herbe!

 

Tarte à l’ail des ours

 

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On n’obtiendra jamais une pâte brisée bien élastique sans gluten c’est impossible mais on peut obtenir de bons résultats goutus et à la texture appréciable. Il faut pour ça mélanger 2 voir 3 farine sous peine d’obtenir quelque chose de très très dense.

La pate à tarte:
70g de farine de riz
70g de farine de pois chiche
70g de farine de lentille
5cs d’huile végétale
eau bien froide

on mélange les ingrédients secs d’un coté, et on ajoute les liquides au fur et a mesure jusqu’à obtenir une texture pâte qui ne colle pas aux doigts. On réserve au frais.

Pour le reste il faut:

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2 belles poignées d’ail des ours
de l’huile
de la poudre d’amande
3 grosses pommes de terre
2 courgettes

On râpe en fine rondelle courgettes et pommes de terre
On mixe l’ail des ours avec de l’huile et de la poudre d’amande
On étale la pate dans le moule et on dispose joliment les rondelles de pommes de terre et les rondelles de courgettes en couche. On oublie pas de saler entre chaque couche ce légumes.
A la deuxième couche, on étale une belle quantité de pesto d’ail des ours et on dispose le reste des légumes. On remet du pesto en en gardant un petit fond pour la « chapelure ».
Pour terminer, on mets dans un bol de la poudre d’amande et le reste du pesto, on mélange le tout pour obtenir une chapelure verte que l’on va disposer comme un crumble sur le dessus de la tarte.
On enfourne à 180° pendant 1 h.

 

Bon appétit!tarte ail de sours

Les couleurs dans la nature

Tout a commencé avec le tapis suédois et ces différents verts, c’est lui le déclencheur! Depuis mon fils me demande sans cesse le nom des couleurs. « C’est quoi comme vert ça? »  » Il s’appelle comment ce bleu? »…

Il a clairement compris que chaque couleur avait ses propres nuances, plus claires, plus foncées, voire même tirant sur une autre couleur. Ce qui l’intéresse maintenant c’est de les connaitre. Mais il y en a tellement…

Je lui ai donc préparé un outil a emmener partout, assez simple pour ne pas le noyer sous les informations et uniquement sur les nuances de vert.

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Pourquoi le vert? parce que c’est la couleur la plus commune dans la nature et qu’il faut bien commencé par quelque chose 😉

Les couleurs, les nuances, c’est une question de mode et chaque fabricant donne des noms a ses couleurs, c’est très marketing tout ça.  « framboise écrasée » donne plus envie que rouge violacée, « vert lagon » fait rêver…mais il n’empêche que certaines nuances sont devenues de vraies références stables et persistantes. Je me suis donc basée sur celles là. J’en profite pour préciser que le vert « glauque » inconnu du grand publique est une couleur très courante en botanique et reconnaissance végétale, typique de certaines plantes dont on dit qu’elles ont le feuillage glauques… c’est pourquoi je l’ai intégré au nuancier.

Il sera marrant alors de remarquer que le gazon est plus vert bouteille ou vert sapin que vert gazon lui même! si j’avais ajouter le vert « sauge » on aurait aussi pu voir que la sauge est plus « glauque » que « vert sauge ». intéressante remise en question sur les noms des couleurs non?

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Pour utiliser le nuancier, je l’ai d’abord présenté à mon fils en lui demandant ce qu’il voyait « plein de verts ». La question récurrente n’a pas manqué..je lui ai donc présenté les différents verts et tendus le nuancier en lui montrant comment positionner sa main. Le majeur replié dans le trou pour pouvoir manipuler facilement.

Pour voir la vie en vert, vous pouvez télécharger le fichier ici!

Bonne chasse aux couleurs!